Jean-Jacques Pigeon

«Le rêve bleu d’Icare » 

Du 26 mai au 3 juillet 2016

Installation visible 24h / 24 et 7j /7

A LaGaleru et LaGaleru des Chemins

JJ Pigeon 075

Jean-Jacques Pigeon investit en bleu toute LaGaleru pour faire poindre le rêve d’Icare. Du labyrinthe au ciel bleu, l’artiste nous emmène dans un voyage symbolique et formel nous rappelant que la réalisation de nos rêves les plus intimes nous appartient.
Icare en bleu du ciel pour mieux déjouer les pièges tendus par les dieux.

 

rêver s'envoler

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Quoi :

Installation  «Le rêve bleu d’Icare »

Revoir Icare à l’aire du XXI° siècle.

S’échapper, se cacher dans le bleu du ciel. Déposer les ailes de cire, construites par Dédale, trop fragiles… Construire sa propre machine volante avec d’autres moyens rudimentaires. Utiliser des matériaux existants pendant l’antiquité, de simples morceaux de bois. Faire référence aux fameuses machines de Léonard de Vinci, à celles de Panamarenko et de l’appareil à voler –Letatlin- de Vladimir Tatlin.

 

Qui :

Orienté délibérément du côté de l’enchantement du monde plutôt que sur l’évocation de sa déchéance, ma recherche s’appuie sur la puissance symbolique et formelle du règne végétal. Privilégiant la matérialité de la ligne naturelle (branches, brindilles, feuilles, fleurs) comme élément de dessin, il s’agit de rendre visible le trait qui trace, qui forme, qui limite, qui figure.

Le suggestif est de rigueur. La beauté « poétique » du trait, de la forme et du sens est recherchée.

Par des tracés noirs ou blancs, colorés ou nimbés de lumière artificielle, chaque réalisation, en extérieur comme en intérieur, s’inscrit dans un endroit donné, à un moment donné. Les interventions questionnent l’esprit des lieux, leur réalité, leur histoire et l’imaginaire qu’ils suscitent et peuvent donc prendre des formes, des dimensions et des couleurs variables. Fréquemment, l’histoire de l’art est convoquée par l’entremise d’œuvres citées explicitement ou implicitement. Fixés sur des murs ou bien disposées dans l’espace, de petites ou de grandes tailles, le regard du promeneur qui se déplace est sollicité, les figures se forment et se déforment au gré de son déplacement, de son rapprochement ou de son éloignement. Les œuvres sont éphémères ou bien pérennes en fonction des demandes et des contraintes imposées. De même, les éléments utilisés peuvent être naturels ou artificiels (moulages), mais toujours peints.

Entre nature et culture, réel et artifice, figure et abstraction, ostentation et discrétion, je tente à l’aide de simples traits végétals de ré-enchanter le monde, un rêve.