Louise Gügi

LUX 

du 22 mai au 1er juillet 2017

LaGaleru joue double-jeu. Vitrine d’art contemporain elle devient parodie de vitrine de magasins de luxe. L’installation LUX  présente, jusqu’à  l’absurde, des objets détournés, déviés de l’utile, pervertissant les normes esthétiques imposées par l’industrie du design et du consumérisme. En  posant un regard détaché, Louise Gügi interroge le statut des objets qui nous entourent et l’usage que nous en faisons. Elle remet en question leur valeur utilitaire, marchande, symbolique, politique et poétique et engage une réflexion presque anthropologique sur leur origine et la volonté qui les a fait naitre. Plus qu’une critique de la société de consommation, l’installation LUX s’attache à un questionnement de l’objet comme outil de confort, bien marchand, symbole culturel, support de mémoire,  esquissant ainsi le portrait d’objets dont l’identité nous échappe.

 

 

 

 Quoi : Installation    LUX  Le projet LUX  se place en parodie des vitrines de magasin de luxe. Le contre-pied choisis par Louise Gügi est l’exubérance des formes mal faites. Où règnent les codes esthétiques de la perfection formelle, elle préfère les excès et les raccourcis d’une forme efficace et bricolée. Au premier regard, le spectateur est attiré par la lumière et le mouvement des surfaces lumineuses. La première impression de séduction laisse place à une observation plus fine des détails formels. C’est là que le spectateur aperçoit des formes plus ou moins séduisantes ou dérangeantes. Sans savoir si on est attiré ou repoussé par ces formes, elles nous invitent à questionner les codes esthétiques des objets que nous produisons. Avec un regard critique sur notre environnement à travers la création artistique, Louise Gügi prolonge sa réflexion sur la dépense et le luxe, en dessinant les contours d’une forme expiatoire, détonante, sale et dérangeante, où chaque élément n’est que l’expression fastueuse d’une énergie de gaspillage.

 Qui : Louise Gügi, Née en 1986. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (2014), de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rouen (2009). Entre 2009 et 2010, elle participe aux ateliers art in public space (AEsp) à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Son travail est d’abord intuitif, conduit vers la découverte de matériaux inconnu, inventé, ou alors banal. L’artiste analyse ensuite ces objets ou ces matières, en observant leur contexte de fabrication et leur portée idéologique, afin de les détourner et de créer un contraste formel avec l’objet d’origine. L’artiste met alors en scène des objets et des matières : Louise Gügi  étudie les formes et l’idéal qu’elles suggèrent, qu’elles réveillent. Dans ce but, elle provoque un face à face des contradictions d’un langage institué et son pouvoir. L’artiste réunit subtilement les trois niveaux de lecture — la pensée, l’imagination, et l’affect — qui agissent sur la qualité de notre interprétation et son effet de vérité.