Marie Uribe de la Palma

« Jeu de Massacre »

À y regarder de plus près, on observe dans cette mer représentée, agitée par la tempête, évoquant notre situation actuelle, houleuse, les figures flottantes, caricaturées, des pays pollueurs jouant les  marionnettistes avec la nature.

Avec l’installation « Jeu de Massacre », l’artiste plasticienne Marie Uribe de la Palma s’inspire de grands archétypes populaires et de la symbolique de la grande vague de Kanagawa, d’Hokusai, pour témoigner des enjeux du réchauffement climatique et de la crise environnementale du XXIème siècle. Fonte des glaciers, montée des eaux, sécheresse, inondations, migration de populations… Dans ce jeu de massacre du climat, l’artiste Marie Uribe de la Palma saisit l’instant où la vague gigantesque menace d’engloutir l’humain vulnérable dont l’existence éphémère est soumise au bon vouloir de la nature toute puissante.

Ce projet prend encore plus de sens dans la crise sanitaire actuelle. Les remises en causes qui l’accompagnent  concernant notre modèle de société, nos modes de consommation mondialisés entraînent une prise de conscience à la fois collective et individuelle assez forte pour amener chacun à se questionner quant au sens à donner à la vie.

 

Qui:

Marie Uribe de la Palma est une artiste fontenaysienne.

De son premier cours aux Beaux-arts de Rennes à sa vie actuelle à Fontenay – sous – Bois,  Marie Uribe de la Palma  se consacre en premier lieu à la photographie. L’humain la fascine et elle souhaite partager sa vision du monde à travers ses portraits  qui racontent chacun une histoire singulière. Le street-art sera son premier vrai sujet d’étude photo. Marie Uribe de la Palma  est globetrotteuse. Dès que l’opportunité se présente elle visite la Turquie, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Sénégal, la Chine, la Thaïlande et Bali avant de s’installer un an et demi en Australie. Tous ces voyages la modèlent et appareil en main, elle documente son cheminement. Elle pose ensuite ses bagages à Paris où elle assiste durant 3 ans un photographe professionnel.

C’est sur les chemins de Compostelle, qu’elle découvre le vrai sens du mot « humanité ». Son chemin prend des allures de reportage, appareil et calepin en mains. Avec le décès de son père, un changement profond s’opère en elle. Marie Uribe de la Palma  commence à peindre des aquarelles tout d’abord puis, réalise plusieurs fresques en Inde et au Portugal.

Confortée dans ses envies, elle se donne alors deux années pour se perfectionner en peinture et se lancer professionnellement. Touche à tout, elle mélange broderie et peinture, s’initie à la linogravure, aux collages, travaille des sujets comme l’environnement, les migrants, l’humain et sa relation complexe à la nature sont au cœur de son œuvre. Elle réalise plusieurs expositions.

www.marieuribe.com