Séverine Bourguignon

DOLORES

19 mai 28 juin   

    

 

La violence conjugale est multiforme.

Souvent taboue, les chiffres sont pourtant là pour en rappeler son ampleur.

Elle ne constitue pas un fait isolé ou un « accident » dans une relation de couple.

En 2016, 123 femmes et 34 hommes ont été tués, victimes de ces violences conjugales.

Avec 157 poupées symbolisant cet état de fait, LaGaleru met en espace et en volume l’ampleur des violences avec l’installation Dolores de l’artiste Séverine Bourguignon.

Alors… Victime, auteur ou témoin ?

 

L’installation DOLORES met en espace et en volume l’ampleur des violences conjugales en France, phénomène qui cause la mort de près de 200 personnes chaque année, trop souvent réduites à un encadré dans un journal. 

Ces poupées de forme, de taille et de teintes génériques permettent d’unifier l’installation et expriment l’anonymat et l’aspect statistique, déshumanisé qui est donné à ces décès. 

Chacune de ces Dolores est blessée dans sa matière, chacune de façon différente car les souffrances de ces femmes sont multiples. Le projet a été rejoint par de nombreux artistes, français et internationaux, car les violences conjugales sont une problématique d’ampleur mondiale

Séverine Bourguignon est plasticienne, illustratrice et formatrice par le biais des arts plastiques. Elle choisit ses médias selon ce qu’elle a à dire, mais reconnait une préférence pour les matériaux de récupération, le textile et l’installation.

L’accumulation, la saturation de formes, de couleurs, le foisonnement font partie de son processus de création, tout comme le soin qu’elle porte à la scénographie et à la mise en espace de ses œuvres.

Artiste engagée, elle travaille sur des sujets relevant de l’écologie ou du féminisme.  Son œuvre se veut accessible, porteuse de sens, de lien social et culturel.

Elle participe régulièrement à des projets collectifs, de proximité ou à l’international, car il est important pour elle d’échanger, de partager et d’humer non seulement l’air du temps mais aussi l’air du monde.